3 juin 2009
Big girl, you are beautiful !

Ce sujet est parti d’une histoire somme toute banale:

-Moi incrédule:” Chatoooooon tu me trouves comment en ce moment ? ”
(Sachant que je fais du sport depuis 2 mois et m’inflige un régime du type gestapo alimentaire)

-Lui naturel: “Ben euh… hum… t’es forte”

-Moi, cachant vainement mon effroi: “Hum… Tu veux dire pulpeuse mon coeur?”

-Lui : “Nanan, à moins que tu souhaites que je te mente…”

-Moi, carrément dépitée et tentant de soupeser ses mots: “Mais euh, forte comme untel ou plutôt untel ???”

-Lui: “Ben euh, je sais pas mais tu es forte, enfin grosse. Mais tu es belle comme ça hein !”
(Chouette. Ca me rassure. Je précise quand même que je fais du 40.  Moyenne nationale.)

-Fin de cette discussion accablante-

J’ai ensuite entrepris de comprendre ce que je ne voyais pas.
Magie de Facebook, un coup de statut expliquant ladite situation pour qu’autrui me confirme ou démente qu’on puisse me considérer comme “grosse”. Le verdict a été intraitable. A ma grande joie.
Pas moins de 32 comms FB pour me donner les yeux objectifs que l’on perd dans ce genre de situation.

Et là, on se dit: Mince (<- ahahah), mais pourquoi donc se pourrir la tronche sur une vision de la vie et de soi aussi réductrice ? Grosse, ronde, mince, maigre “peutimporte” si on le porte bien et qu’on est en bonne santé.

A ce moment là, j’adorerais prendre le mal à la racine et voir ce type de couv’s dans le groupe de magazines féminins où je bosse… (qui n’est ni Glamour, ni Elle, je précise ;))


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Ouaip ce genre de vision, j’en jouirais sur place. (Un Up à Dove qui avait tenté l’expérience à notre grande joie à toutes)

Ca m’éviterait de croiser les même insouciantes qui les écrivent ces magazines et qui ne pèsent tout âge confondu que 45 kilos.
Ont-elles l’air plus heureuses que cela ? Hormis avoir un certain pouvoir sur un mode de pensée réducteur sur leur lectorat, je ne comprends pas ce qu’elles souhaitent démontrer dans leur propre image décharnée.
Passé 30 ans, être maigre durci les traits, vieilli et ne donne absolument pas envie.

Je fais quand même une bien nette distinction entre une morphologie naturelle mince, et un entêtement à ne pas vouloir sortir d’une quelque d’enfance.

One day maybe… ils oseront afficher leur propre fantasme: Que tout le monde soit bien dans ses baskets.
Elles y compris. Et arrêter de courir éternellement devant une quête frustrante et inatteignable de perfection.
Il est peut-être vrai tout autant qu’on ne devrait pas attendre ce jour -là, et que nous, masse floue de “gens” on pourrait faire osciller, voir bouger les foules. Que la révolte gronde en nombre !

Voyons voir. Quel est le nombre de réactions sur ce post.
Combien de filles là sont consternées et concernées par le diktat, même implicite, de la mode, de leur mec, de leur propre complexe. Combien aimeraient se libérer de soient-disant idéaux de beauté morphologique ?
Combien aimeraient pouvoir afficher leur rondeur avec fierté comme d’autres leur os et leurs épaules décharnées ? Et se délester de cette culpabilité incroyable d’avoir de la chair, de la bonne de la vraie ?
A en croire les hommes, ils aiment se montrer avec les filiformes mais fondent leur foyer avec les voluptueuses.

Alors merde aux régimes insupportables, merde à toute forme de concept foireux (voir dangereux) sur sa propre existence !

Un corps sain, OK - un corps parfait NO-WAY !